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 Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]

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Sidney Wells
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MessageSujet: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Mar 15 Juil - 17:40

« Ce sont les passions dont nous méconnaissons l'origine qui nous tyrannisent le plus. »

Oscar Wilde


Une phrase qui trottait dans la tête de Sidney depuis qu’elle l’avait lu, comme quoi les auteurs moldus ne disaient pas que des bêtises. Depuis la fameuse soirée qu’elle avait passé au lac, elle était passée par de multiples stades, et de nombreux états d’esprit.

Elle avait d’abord pleuré près du lac, pleuré parce qu’elle se décevait elle-même, et puis elle avait été d’humeur maussade pendant quelques jours, elle avait croisé Cormac deux ou trois fois, elle ne l’avait pas regardé, comme si elle s’en fichait totalement. C’était drôle comme parfois, on peut changer d’attitude en quelques jours, elle n’en avait parlé à personne et elle s’était dit qu’il n’en valait pas la peine, elle avait voulu s’endurcir et penser comme tout les autres : les gryffondor craignaient, il était stupide comme garçon, il disait des phrases à l’eau de rose, il ne tenait même pas à elle de toute façon, il n’était pas tellement beau… Autant d’arguments dont elle se persuadait, elle tentait d’oublier son visage, son nom, la façon dont elle avait pu lui caresser les cheveux ou la manière dont il embrassait, tout ça devait être du passé. Rien de plus.

Les jours passaient, les préoccupations étaient différentes, elle reprenait son traintrain mais quelque chose changeait en elle, quelque chose de profond qui germait quelque part dans sa tête. Un sentiment refoulé qui refaisait surface peu à peu : le dépit, le regret.

Elle s’en rendit compte objectivement quand son amie Dinara se présenta un matin devant elle en lui demandant si sa nouvelle jupe ne la grossissait pas. Sidney observa le visage de Dinara empli de suffisance, comme si cette fille pensait être une proie de choix pour les garçons, elle se considérer comme du gibier, toute son attitude donnait à Sidney envie de vomir, elle lui répondit froidement que de toute façon ça n’avait pas d’importance puisque personne ne la regardait. Ca aurait pu devenir l’origine d’une énorme dispute, mais Sidney n’avait pas besoin de ça, alors se rendant compte de son erreur elle ajouta juste qu’elle plaisantait et que sa jupe était… pas mal. Avec les serpentards, ce genre de choses passaient étant donné qu’ils passaient la majeure partie de leur temps à se casser les uns les autres. Non pas que Sidney avait décidé de compléter son arrogance, son individualisme avec en plus l’hypocrisie, mais ce n’était pas le moment de se prendre la tête pour une jupe.

C’est donc après cette simple anecdote que Sidney se rendit compte que son caractère devenait de plus en plus exécrable, et se dire que ça n’avait aucun rapport avec Cormac était un mensonge. Elle avait cru pouvoir se détacher de toute l’histoire et c’était faux, elle avait pensé pouvoir faire comme s’il était insignifiant mais c’était également faux. Sa propre culpabilité mêlée à l’impression d’être quelqu’un de méprisable la dévorait.

Elle désirait plus que tout le reconquérir et s’en rendait compte. Souvenir de leurs moments passés à première vue. Souvenirs de tout ce qu’elle appréciait chez lui aussi mais il y avait autre chose derrière cette volonté : Sidney, dans son léger égocentrisme n’appréciait pas le fait d’être rejetée par quelqu’un. C’était une motivation supplémentaire pour reprendre la situation en main. Elle avait le choix entre continuer de faire semblant d’être cette personne froide qui se moquer de lui et ne présentait aucun regret –solution de facilité- ou alors de se montrer telle qu’elle était vraiment : désolée, coupable et anéantie –solution plus délicate. Se décevoir soi même est peut être une des choses les plus horribles à gérer mais Sidney n’était du genre à se laisser déprimer. Réagir.

Elle avait cru un moment qu’il reviendrait un jour lui parler, parce qu’elle savait qu’elle avait un « pouvoir » sur lui, disons qu’elle lui plaisait et qu’elle le savait, mais la vérité était tout autre, son réalisme lui disait les choses telles qu’elles étaient : il ne viendrait pas et elle avait peu de chances de le récupérer. Sidney s’efforçait de jeter un regard distant sur tout ça. Elle découvrait une réalité difficile à admettre mais il lui manquait, elle s’était toujours dit qu’elle lui plaisait de toute façon, mais à vrai dire, elle se rendait peu à peu compte que l’inverse aussi était vrai. Refouler les émotions pour ne garder que les faits tels qu’ils étaient. Envisager chaque possibilité, comme un joueur d’échec. La partie ne faisait que débuter et déjà décider de pousser son pion en E3 ou E4 pour commencer aller changer toute la donne pour le reste de la partie.

Elle s’était renseignée et avait appris que Cormac était parti en vacances pendant une semaine, ce qui n’était pas plus mal et lui laisser le temps de réfléchir à ce qu’elle ferait pour le « reconquérir ». Elle avait pensé à plusieurs options : Lui prouver qu’elle ne voulait pas se cacher en se dirigeant vers lui dans la grande salle et l’embrasser devant tout le monde. Elle voyait ça comme un scène montée mais elle savait que c’était bien trop théâtral pour qu’elle le fasse vraiment, et imaginons qu’il la repousse, ce serait la catastrophe… Lui envoyer un hiboux pendant ses vacances, mais ce serait le déranger, devenir envahissante, elle l’imaginait sur une plage espagnole ou grecque, sirotant une pina colada en regardant des filles en bikini jouer au beach-volley, il serait tranquille, et sa lettre le rendrait sûrement de mauvaise humeur. L’intercepter dans un couloir pour lui parler ne laissait pas trop de tranquillité pour parler.

Elle avait finalement opté pour un choix risqué mais qui présentait quelques avantages. Elle avait attendu son retour, et lui avait envoyé un mot par hiboux :


« Il est un peut être trop tard mais je veux te parler, je t’attendrais ce soir à 18h dans le couloir derrière la volière.»

Sidney

Elle aurait voulu écrire qu’elle lui demandait pardon mais elle n’y arrivait pas, elle voulait juste lui dire en face, une lettre c’était trop facile, il était tard pour s’excuser, une quinzaine de jours s’étaient écoulés...

17h56, elle arrivait dans le petit couloir, elle s’était juste attachée les cheveux, elle n’était pas maquillée, elle portait un simple pantalon en lin marron, des sandalettes, un débardeur noir. Un collier et un bracelet en bois, venus d’Australie, le pays de sa maman. Inutile de préciser que depuis cette aventure, elle ne voulait pas faire sa belle devant Cormac, elle l’avait trop souvent snobé et maintenant elle était venu en toute simplicité, sans artifices parce qu’elle n’était pas venue pour le draguer ou quelque chose du genre et voulait vraiment qu’il n’y ait aucune ambiguïté la dessus. Elle attendait, résignée… 18h…18h03, elle regardait sa montre toute les 40 secondes environ et il ne venait pas mais elle restait là. C’est à 18h13 pour être précis qu’elle aperçu quelqu’un arriver. Son visage, ses cheveux, sa démarche : c’était lui. Sidney déglutit, elle avait réfléchit à ce qu’elle pourrait dire mais ne savait finalement pas ce qui pourrait la sauver et faire comprendre à Cormac qu’elle s’en voulait vraiment. Il se tenait devant elle. Il lui faisait presque peur, son regard d’acier la fixait sans considération. Elle était sur le banc de l’accusé et lui il était à la fois victime et juge, autant dire que l’indulgence ne serait probablement pas de mise… Sidney soupira et sa timidité se mua en une volonté immuable, elle n’avait pas à avoir peur car il fallait qu’elle joue le tout pour le tout. Sa voix ne trembla même pas.


« Je suis contente que tu sois venu. »


Elle ne savait même pas ce qu’il pensait, rien ne laissait paraître sur son visage la moindre émotion. Il était peut être comme elle dans le sens ou il avait sa fierté et n’aimait pas trop montrer ses sentiments. Mais ce soir là, Sidney réalisa qu’il était temps pour elle de mettre sa fierté un peu de côté pour prouver à Cormac qu’elle n’était pas celle qu’il croyait, pour pouvoir enfin passer à nouveau du temps avec lui… Mais lui, que voulait-il ? Peut être qu’il avait rencontré quelqu’un d’autre après tout ou qu’elle l’avait blessé irrévocablement.
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Cormac McLaggen
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Mar 15 Juil - 21:26

    Ce que le public réclame, c'est l'image de la passion, non la passion elle-même.
    Roland Barthes.










Ce qu'il y avait ? Deux semaines, deux foutues semaines pendant lesquelles Cormac n'avait cessé de penser à elle. Et déjà que ça n'est pas un ange en général, je peux vous assurer que là, il est devenu franchement exécrable. « Tu vas bien ? » était une phrase qui résonnait systématiquement à ses oreilles, car ceux qui l'aimaient s'étonnaient de ce visage encore plus froid qu'à l'ordinaire, de ce regard distant, de son silence glacial. « C'est à moi que tu parles ? » était une phrase qui résonnait systématiquement aux oreilles des autres, car il s'en foutait de ces gens : il ne voulait qu'elle. Au fil des jours, cependant, il devint clair qu'elle n'allait pas lui parler ; ils s'étaient croisés maintes fois dans les couloirs et elle n'avait pas fait le moindre geste pour l'arrêter, pour lui parler. Comme quoi, elle avait dit la vérité, ce soir là, près du lac : elle ne voulait pas qu'on les voie ensemble. Quand il pensait à cela, un rictus apparaissait sur son visage. C'était une marque de colère mais également de chagrin. La nostalgie.

« ... t'imagines ? me lancer ça comme ça ? à moi ? ... cormac ? tu m'écoutes ? »
« non, leo. et tu devrais y être habitué d'puis le temps. »

L'adolescent se retourna vivement et quitta la pièce où son ami – ou du moins, ex-ami – le regardait fixement sans comprendre. Cormac avait froissé nombre de ses connaissances, s'était disputé gaiement avec tous, défoulant sa colère sur des personnes n'ayant rien à avoir avec le conflit. Il n'avait pas tenté d'arranger les choses par la suite, trop fatigué, trop las, trop dégoûté, pour essayer quoique ce soit. Profil bas, disait-on. Eh bien, oui, belle philosophie quand la vie vous frappe une douzaine de coups de couteaux.

Il avait toujours pensé que cette passion décrite dans les romans d'amour et autres fresques chevaleresques, était certainement un sentiment extraordinaire qui vous emportait l'âme et vous faisait vibrer – que ce soit de bonheur ou de douleur. Mais l'extraordinaire était devenu le quotidien, et cette passion, pleine de douleur, uniquement, puisque le bonheur n'avait été que l'objet d'une soirée, n'engendrait en lui plus qu'un dégoût exténué. Il avait envie que ça s'arrête. Peut-être était-ce pour cela qu'il n'avait pas répondu à Leo, son regard porté fixement sur le mot qu'un hibou venait de lui apporter. Il marchait dans les couloirs, désormais, les yeux toujours là, sur son écriture, si féminine, si ronde. Un frisson.

« bon. j'y vais ou pas ? »

Et voilà que Cormac devenait complètement fou. Il était assis dans un couloir, ressemblant plus à une ruelle obscure qu'à une grande avenue ensoleillée, et regardait le mur d'en face fixement, ses neurones fonctionnant trop lentement pour qu'il puisse bien réfléchir. Mais soudain, une voix le fit sursauter, si violemment qu'il crut en mourir. C'était le tableau d'en face, une femme très semblable à la grosse dame de la salle commune des Gryffondors – une cousine, peut-être, du moins une parente. Elle le regardait, un peu d'en haut, dans sa robe à volants roses, et avait un petit sourire joueur. Qui aurait cru qu'elle le déterminerait à y aller ?

« jeune homme, aller où ? si c'est rejoindre ta belle, tu devrais, oui. mais tu sembles soucieux : en quoi t'a-t-elle déplue ? »
« elle ne veut pas parler de nous aux autres. on dirait qu'elle a honte. il ne peut y avoir que des blessures dans une relation de ce genre. »

La grosse dame eut un léger sourire et ses yeux se portèrent vers un bout du couloir, où lui ne pouvait rien voir à cause de l'obscurité mais qu'elle semblait connaître par coeur pour l'avoir beaucoup visité. Instinctivement, il sut que dans un de ces tableaux siégeait le damoiseau de la dame. Il se tut, attendant qu'elle l'aidât.

« j'ai demandé la même chose à cet homme. je n'aurais pas dû, et nous avons failli tout perdre à cause de cela. en fait, nous l'aurions fait, s'il n'avait décidé de me donner le bénéfice du doute. mon garçon, qu'est-ce qu'une seconde chance te coûte ? tu n'as pas l'air très heureux, quoiqu'il arrive, donc tu n'as rien à perdre, n'est-ce pas ? »

Un sourire vint progressivement se poser sur les lèvres de l'adolescent, tandis qu'il réalisait la justesse des paroles de son interlocutrice. Son coeur se mit à battre un peu plus rapidement que précédemment et il acquiesça d'un signe de tête avant de se lever. Il était temps d'aller rejoindre celle qu'il chérissait et celle qui l'avait déçue, histoire de voir si leur relation fonctionnerait, une fois pour toutes. Il lui devait bien ça, il se devait bien ça. Un silence, puis un « oh ! » furent les réactions suivant un regard vers sa montre. Il était 18:08 ; sa réflexion l'avait mis en retard. Il ne courut cependant pas, sa philosophie étant « si l'on est déjà en retard, pourquoi courir ? » et arriva à 18:13 sur le seuil de la volière, dans laquelle il ne pénétra qu'avec un grand effort. Elle était divine, et diabolique à la fois, dans une simple parure mais avec un visage d'une beauté si époustouflante qu'il ne pouvait être que l'oeuvre d'un diable. Son coeur battait.

« je suis contente que tu sois venu. »
« tu m'as dit que tu voulais parler. »

Il l'avait fait le plus sèchement possible, et cela lui déchirait le coeur, et cela lui coupait le souffle. Il serrait les poings ainsi que les dents pour ne rien montrer de ses sentiments, car il fallait absolument qu'il semblât impassible pour que la demoiselle fît preuve de sincérité. Il fallait qu'il voie si elle tenait vraiment à lui. Dans sa tête, ses souvenirs de vacances défilèrent, avec tous les mauvais moments qu'il y avait passés, ressassant chaque seconde de leur conversation en priant pour qu'un moyen lui soit donné de revenir en arrière. Il n'avait cependant jamais décidé si, une fois en ce samedi après-midi, il aurait été parlé ou non à la jeune femme qui en cette même journée le séduirait. La balle n'était plus dans son camp, désormais ; c'était à elle de voir ce qu'elle voulait vraiment.

« je t'écoute. »
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Sidney Wells
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Mar 15 Juil - 22:32


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« Tu m'as dit que tu voulais parler. Je t'écoute. »

Sidney ne savait tout d'un coup plus rien. Son visage se figea dans une sorte de reflexion intense, sa main se serra, elle aurait tant voulu que tout soit plus simple. Elle revoyait leur rencontre, son visage mouillé qui regardait l'horizon, peut etre aurait-il fallu qu'il ne se rencontre jamais... Elle soupira un instant et se leva, elle regarda par la fenêtre sans vraiment regarder, elle ne supportait juste plus de le voir porter son regard sur elle avec cet air indifférent, lointain... Elle se croyait dans Orgueil et préjugés, c'était un scène si clichée.

« Oui... je... enfin tu comprends surement pourquoi je suis ici, j'ai eu peur que tu ne viennes pas. »


Sa voix frémit légèrement, elle devait s'expliquer mais ne trouvait pas les mots. Il fallait être vraie, il fallait qu'elle montre ses vrais sentiments pour se faire pardonner. D'ordinaire elle plaisantait pour ne pas avoir à répondre à certaines questions de ses proches, mais cette fois c'était impossible. Elle se retourna pour faire face à Cormac.

« Je suis vraiment désolé pour l'autre jour, j'ai essayé de me dire que tout ça c'était une erreur mais... en fait - Elle sourit légèrement - Ca fait deux semaines que je suis de mauvaise humeur chaque jour, je ne supporte plus personne, surtout pas mes amies qui me font penser à moi même..., j'ai été tellement stupide... »

Oui, ses amies lui donnait sa propre image, superficielle, sophistiquée... Sidney avait vraiment pris conscience de toute la futilité de son comportement et de ses préoccupations. Elle n'osa pas approcher Cormac, mais en repensant à cette façon impitoyable avec laquelle elle lui avait parler, son oeil s'embua légèrement, elle en pleurait pas mais c'était preque ça. Elle avait foirée, elle en prenait conscience. Elle n'avait plus qu'à s'excuser devant le mutisme du gryffondor.

« Ecoute, je sais que c'est trop tard maintenant mais je voulais juste m'excuser et si par hazard tu me pardonne, même si je crois que je le mérite pas, sache que j'aimerais vraiment qu'on se revoit tout les deux... »


Tout était dit, les dés étaient lancés, il n'y avait rien à ajouter. Sidney regarda le sol un bref instant. Il n'avait qu'à choisir et même s'il lui riait au nez ou si il s'en allait simplement, Sidney avait appris des choses qui la changerais à jamais.
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Cormac McLaggen
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Mer 16 Juil - 2:02

    Elle avait changé. Voilà du moins la certitude qu'avait Cormac. Elle ne parlait plus pareil, elle ne regardait plus pareil, elle ne faisait plus rien pareil, et pourtant, quelque part, il savait qu'il y avait toujours cette adolescente légère aux sourires mutins qu'il avait rencontré en ce samedi après-midi, funeste ou sublime – selon le point de vue - et pourtant, quelque part, il savait que rien n'avait changé et qu'il lui suffirait de la reprendre dans ses bras pour que tout aille mieux. En fait, la seule chose qui avait changé était le comportement de la demoiselle. Elle était prête à assumer leur relation en public. Elle était prête à se ridiculiser. Elle était prête à ternir son image pourtant si parfaite. Cormac n'en souriait pas, mais son coeur se détendit légèrement à cette pensée, car après tout, ç'avait été le seul obstacle à leur couple. Le silence dura pendant quelques instants. Elle avait parlé, lancé les dés, mis la balle dans son camp ; à lui de jouer, désormais.

    « sache, déjà, que ces mots, je les attends depuis deux semaines, depuis le moment où je t'ai quitté jusqu'à cet instant précis, qu'à nul instant je n'ai cessé de les vouloir. »

    Ses yeux étaient toujours fixés sur la demoiselle, car il n'était pas prêt de flancher le regard, pas quand il disait quelque chose d'aussi important à une adolescente. Il aurait pu sourire, se la jouer en mode « je ne suis pas sérieux, je plaisante à demi », mais son visage était impassible, et d'un sérieux troublant. Il la regardait en fait avec une telle intensité qu'il était étrange qu'elle ne détournât pas le regard. Et pourtant. Regardez-les, ces deux tourtereaux, les yeux dans les yeux, silencieux au milieu de la volière. Regardez-les bien et demandez-vous si vous voulez être comme eux, souffrant et ne pouvant résister, en même temps, à cet amour que vous portez évidemment à l'autre. Regardez-les vraiment et demandez-vous si vous seriez prêt à tout pour quelqu'un même si vous ne connaissez pas encore vraiment cette personne. Si oui, alors continuez à lire. Sans ça, passez votre chemin.

    « sache ensuite que tu m'as fait souffrir d'une manière indescriptible. bien évidemment, mes vacances au paradis se sont transformées en un enfer sans nom, et tu ne m'as pas écrit une seule fois, pas une lueur d'espoir. rien. »

    Ses yeux se baissèrent à ce moment là et il déglutit. Avouer des faiblesses, ça n'était franchement pas son style ; mais alors avouer sa peine à celle qu'il aimait, putain, ça en j'tait. Le silence dura quelques dizaines de secondes, le temps qu'il se reprenne et qu'il soit sûr de la suite, puis il émit un léger sifflement, et un sourire se posa enfin sur ses lèvres.

    « de mieux en mieux : après m'avoir rendu romantique, tu m'rends tout baveux et cliché. qu'est-ce que je ne serais pas pour te satisfaire ! »

    Et leurs regards se rencontrèrent.
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Sidney Wells
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Mer 16 Juil - 14:32

« Sache, déjà, que ces mots, je les attends depuis deux semaines, depuis le moment où je t'ai quitté jusqu'à cet instant précis, qu'à nul instant je n'ai cessé de les vouloir.»

Sidney ne faisait que fixer les yeux de Cormac, elle était surprise de cette réponse et en même temps, elle était heureuse, elle avait la sensation d’être en altitude, très loin de tout le reste, juste elle et lui.


« Sache ensuite que tu m'as fait souffrir d'une manière indescriptible. Bien évidemment, mes vacances au paradis se sont transformées en un enfer sans nom, et tu ne m'as pas écrit une seule fois, pas une lueur d'espoir. Rien. »

Sidney voulu ajouter qu’elle y avait pensé sans y oser mais elle n’eut pas le temps.

« De mieux en mieux : après m'avoir rendu romantique, tu m'rends tout baveux et cliché. Qu'est-ce que je ne serais pas pour te satisfaire ! »

Sidney sourit en le regardant, elle avait envie de crier au monde entier qu’elle était heureuse.

« Tu sais j’ai voulu t’écrire mais je ne pensais pas que tu te souciais encore de moi, j’ai eu peur d’être ridicule… vis-à-vis de toi. Tu vois comme on est cliché tout les deux ? »

Question rhétorique. Elle s’approcha de Cormac, très sérieusement cette fois, d’un air aussi sérieux que celui qu’il avait eu en lui révélant sa souffrance. Peut être que c’était cliché, mais qu’importe ? Elle n’avait aucune envie de réfléchir sur la forme, seul le fond importait. Ce genre de chose, ça n’arrive qu’une fois, ce n’était pas un simple béguin, pour une fois c’était plus que cela, Sidney comprenait le sens du mot passion, ce n’était pas de l’amour, ni une attirance c’était juste deux passionnés qui se rencontrait et qui se plaisait, ce genre de liaisons ont d’ordinaire leur lot de tragédies et il y en avait déjà eu une, mais c’est aussi ce genre de liaison qui sont les plus intenses. Arrivée à moins d’un mètre de lui, Sidney n’eut pas envie de l’embrasser ou de se jeter dans ses bras, parce que ça ne coller pas avec l'esprit du moment, ils étaient au dessus de tout ça. Elle s'avanca et lui pris la main, elle la serra et lui dit à l'oreille.

« Si on marchait ensemble un peu ? »

Ca pouvait sembler très banal, mais c'était un moyen de prouver qu'on pouvait les voir ensemble et que ça ne gênerait nullement Sidney. Tout avait changé maintenant. Elle était elle même, elle était juste celle qu'elle était sous son apparence. Elle vivait dans un monde de faux semblants et voulait s'en échapper, vivre des moments intenses. Et peut être aurez-vous remarquer que les plus beaux moments qu'on passe dans la vie n'ont strictement rien à voir avec notre tenus ou notre maquillage. Parce que dans les véritables bons moments, tout est une question de filling, on ne parle pas pour dire quelque chose, tout prend un sens. Qui n'a jamais tenue une conversation profonde un soir devant une plage ou sous un arbre suivi d'un silence agréable, ces moments là sont unique et c'est ce genre de moment qu'ils vivaient... Comme l'avait dit une référence hautement intellectuel : Mia Wallace : « C'est comme ça qu'on voit si on se plaît avec une personne. Quand on peut se taire tout à fait au moins une minute et profiter du silence. »
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MessageSujet: Re: Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]   Aujourd'hui à 18:43

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Parce qu'il est temps de réparer [PV Cormac]
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