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 le bruissement |Parvati _ Ashley .&|

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Simon Carter
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MessageSujet: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Mer 27 Fév - 15:42

Ferme les yeux si tu as peur.
[...]



Une nuit fraîche, ornée d'une belle pleine lune, plus grosse et plus vive qu'à l'ordinaire. Il devait être dans les environs de trois heures du matin si on se fiait à la petite aiguille de la Grosse Horloge. Quelques arbres se courbaient face à l'intensité du souffle du vent, qui sifflait dans les corridors de la Cour principale, ou claquait les draperies du Stade de Quidditch, ces longues traînées de tissu aux couleurs des maisons, descendant des tours des supporters ahuris les jours de matchs. Un hululement enfoncé dans la forêt d'un hibou brisait le bruit sourd du vent. Le lac semblait éveillé, des vaguelettes formées par le vent s'éloignaient du rivage et vinrent s'assoupir aux pieds des montagnes. Le château était plongé dans l'obscurité totale, aucune lucarne ne laissait s'échapper une lueur quelconque. Même un feu de cheminée ne crépitait. Et pourtant, cette nuit était agitée pour le jeune Simon, se retournant ou se recroquevillant dans son lit baldaquin drapé de couleurs ciel. Des gouttes de sueur perlaient son front brûlant, sa bouche était pâteuse. Des images se confondaient dans son esprit, aussi morbides que douces, aussi claires que floues. Des cris se dégageaient de quelques séquences, dont certaines n'avaient aucune signification. Le mystère du rêve est toujours aussi présent. Dans un soubresaut son corps s'extirpa du monde où la raison n'est point.


Le garçon se redressa et avec sa manche de pyjama il essuya son front assaillit par la sueur. Il retira son haut qui lui semblait se coller à sa peau. La pièce était plongée dans le noir, il voyait autant dans la nuit qu'un aveugle dans le jour. Sa tête encore douloureuse il prit peine à se redresser et à rejoindre la salle de bain où la lumière prit possession dans la pièce lorsqu'il y mit un pied à l'intérieur. Simon se débarbouilla le visage, pour enlever les images encore présentes devant ses cornées. Il poussa un long soupir puis attrapa une serviette chaude et s'essuya le visage frénétiquement. Il retira entièrement ses vêtements et enfila des vêtements secs sortis tout droit de son armoire. Il pensait que mettre le nez dehors serait une bonne idée. Après être habillé chaudement, il sortit de la chambre sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller ses congénères. Il descendit le marbre froid et rejoignit le grand escalier qui se reposait d'ennuyer les sorciers à changer de direction à tout bout de champ. Même les nombreux tableaux étaient plongés dans un sommeil profond, d'après les ronflements importants résonnant dans l'air. Simon rejoignit rapidement le rez-de-chaussée, en ayant évité les nombreux fantômes du château.

Un raccourcit situé près des cachots lui permit de sortir du château autrement que par la Grande Porte principale. Il du ramper le long d'un étroit chemin fait de pierre brut puis il atteignit enfin la rive du lac caché derrière un buisson qui avait la forme d'une poire. Le vent s'était fait moins intense, mais la pleine lune continuait de briller de plus belle. Simon mit la capuche de son sweet-shirt noir puis vint s'asseoir sur les marches de la cabane de Hagrid, inhabitée. D'ici il avait une vue plongeante du château. Il lui fallait lever la tête pour voir son dortoir, situé dans l'une des tours les plus importantes de l'école. Lorsqu'il s'appuya contre la porte, il entendit un bruissement d'herbe provenant de la forêt interdite. Il sentit les poils de son bras qui se mirent à se hérisser, surtout pour le fait qu'il eut oublié sa baguette.





Cry.


Dernière édition par Dolorès Ombrage le Dim 2 Mar - 3:02, édité 2 fois (Raison : Envie d'écrire, qui a envie de me rencontrer ? ^^)
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Parvati Patil
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Jeu 28 Fév - 11:49

Les nuits devenaient de plus en plus courtes, le Printemps n'allait donc pas tarder. Cependant, les nuits restaient assez fraîches. Le château semblait vidé de monde, aucune fenêtre ne laissait apercevoir de la lumière, au travers de leurs carreaux vitreux. Effectivement, le château avait littéralement été vidé d'habitant, depuis pas mal de temps d'ailleurs. Plus un élève n'allait en cours et de toute façon, quand ceux-ci souhaitaient s'y rendre, les professeurs ne répondaient pas à l'appel. En fin de compte, tout le monde avait profité des vacances du mois de Février pour sortir un peu.

En revanche, depuis un mois, une jeune fille -au teint plus foncé que ses congénères- avait déserté le château à son tour. En fait, pour les vacances de Noël, elle avait fait en sorte de sortir de chez sa Grand-mère, sans que celle-ci s'en aperçoive et la retienne de partir, puis elle était revenue en Angleterre. Souriant au monde, elle s'était aperçue que la château n'était habité par plus personne. Pas même un fantôme. Un fantôme... Elle aurait bien aimé le revoir celui-là ! Ne voyant plus personne, elle n'était restée que quelques jours, puis était repartie à Pré-au-Lard, décidant de se louer une petite maison, côté sorcier. Elle avait signé au nom de sa Grand-mère, mais avait commencé à travailler dur au Chemin de Traverse, comme femme de chambre. Ainsi, elle pouvait payer le studio, sans que sa Grand-mère ne verse un rond. Non pas que celle-ci était pauvre, mais le fait de payer quelque chose qui ne lui appartenait même pas... En plus, Parvati était censée rester au château.

Au bout d'un bon mois, la jeune fille avait décidé de revenir au château. Arrivée devant la grille du portail, elle s'aperçut qu'elle ne pouvait entrer et pesta contre le château. Soudainement, elle pâlit. Peut-être que tout le monde avait repris ses activités quotidiennes et que le château était redevenu "vivant". Pour en avoir le coeur net, la jeune fille se dirigea vers l'entrée de la Forêt Interdite, extérieure, que peu de personne ne pouvait se vanter de connaître. Ainsi, elle resta en lisière, trouvant qu'elle avait déjà eu affaire assez de fois aux créatures de cet endroit.

Ainsi, elle marcha, pendant dix bonnes minutes et pensa être assez prêt, soit du Lac, soit de la Cabane de Hagrid. En tout cas, elle était à côté du parc, c'était une certiture... Même si elle ne voyait strictement rien. Avançant alors aveuglement vers le parc, la jeune fille se retrouva griffée de toute part. Du houx ! Elle s'était élancée dans du houx ! Sentant ses vêtements se déchirer à cause des plantes, la jeune fille se débattit et se retrouva avec des entailles asez profondes au niveau des bra,s des mollets, mais aussi en haut de sa poitrine et sur son visage. Son tee-shirt avait protégé le plus gros, mais la douleur était de plus en plus intense. Jetant un regarda au houx, elle s'aperçut qu'il était bien plus gros et que la plante étair redevenue sauvage. On avait l'impression que les épines du houx s'étaient métamorphosées ende petites griffes assérées. Tombée à terre, elle saignait abondemment du haut des bras, des mollets , du cou, mais aussi du haut de sa poitrine, non protégé par le tees-hirt qui avait un peu glissé. Quelle poisse ! Et encore, elle n'avait pas tout vu. Depuis sa chute, un jeune homme semblait voir observé toute la scène et il était assez agréable à regarder pour tout dire ! Parvati posa une main sur le sol, ses cheveux d'un noir de jais glissant sur son dos, elle tenta de se relever...
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Simon Carter
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Jeu 28 Fév - 15:14

Une petite silhouette, semblant être celle d'une jeune fille. Il n'y avait rien de rassurant de voir un sorcier près de la forêt interdite à une heure plus que tardive. On pourrait croire qu'elle prépare un mauvais coup. Il fut tout de même rassuré de voir au moins que ce n'était pas une bête sauvage trop imprudente. A la lueur de la Lune il put voir que la jeune fille lança un regard vers lui, mais elle essayait de se débattre face à une plante magique aux longues épines prêtes à vous transpercer la peau. Il ne pouvait rien faire, juste assister à un spectacle qui n'avait rien de délectable.

Sa baguette située dans la tour la plus haute du château, il n'avait aucune défense et aucun moyen de l'aider. Simon se contenta de pousser un juron, la mine inquiète, puis d'un coup il vit la jeune fille trébucher de ses débats.

Il décida donc de s'avancer, en prenant soin de se trouver assez à l'écart de la plante pour qu'elle ne hache sa peau comme celle ensanglantée de la jeune fille. Ses longs cheveux noirs de jais en bataille, son teint cireux, son visage sans expression ne laissait rien voir de bon. Il tendit une main pas très convaincante vers la fille pour la relever. Elle n'avait pas l'air bien en point, des entailles profondes aux mollets découverts, au visage, aux bras ainsi qu'au niveau du buste. Ses vêtements ne ressemblaient qu'à des bouts de tissus qu'un elfe de maison n'aurait refusé.

Le Serdaigle releva la jeune fille et la tira de la lisière obscure de la forêt vers la projection de la pleine lune. Son regard noisette se plongea dans le sien, cherchant une quelconque démence. Il ne fallait jamais faire confiance aussi facilement à quelqu'un. Simon décida donc de garder légèrement une distance d'un mètre, les bras croisés. Il dit dans un murmure.


"Que fais tu là ? Qui est tu ?"



Elle aurait très bien pu lui retourner la question. Il était rare de trouver deux élèves près de la forêt interdite, et surtout, ils ne se connaissaient pas. Ce qui intriguait Simon était le fait qu'il ne lui disait rien. Malgré qu'il y avait à Poudlard des centaines d'élèves, on arrivait à reconnaitre de visage les personnes facilement. Un hululement vint annoncer le souffle du vent frais, s'engouffrant dans les cheveux de la jeune fille et frappant leurs visages.


Il jeta un regard vers le lac, le reflet de la lune sur la surface de l'eau était, lui, un spectacle délectable. Simon reporta son attention sur la jeune fille, prit d'un frisson qu'il essayait de cacher. Le froid de la fin de l'hiver était dur.
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Parvati Patil
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Jeu 28 Fév - 16:57

Malgré le fait que les entailles étaient d'une profondeur inquiétante, la jeune fille ne fit qu'esquisser quelques grimaces de temps à autre. Le jeune homme qu'elle avait vu, l'avait emmené un peu plus loin de la Forêt Interdite, près d'un arbre. Son regard noisette se plongea dans le sien et la jeune fille préféra détourner son regard, qui avait toujours été sombre. Lorsque le jeune homme se fut assis, elle ramena les genoux vers sa poitrine, pour éviter ainsi que ses blessures ne touchent trop le sol. Attendrie par ce visage, elle préféra ne rien laisser paraître de ses émotions et releva la tête lorsque l'inconnu lui demanda "Que fais-tu là ? Qui es-tu ?". Interloquée par ces questions, la jeune fille trouvait l'une des réponses évidente, mais à la limite, elel était bien plus complexe qu'elle ne le paraissait. La jeune Indienne se redressa, laissant apparaître une grimace sur son visage, puis lui répondit d'une voix douce.

- Excuse-moi, j'ai du te faire peur en sortant de ce buisson. Je m'appelle Parvati Patil. Ce que je fais là ? Je suis partie de Poudlard il y a un mois, après y être retournée. Comme ça commençait à me manquer, je suis venue faire un tour.

La jeune fille afficha un merveilleux sourire, bien qu'elle ne fut pas certaine que c'était ce que le jeune homme aurait préféré entendre. Son histoire n'était, effectivement, pas très crédible, mais pourtant, elle était plus vraie que nature ! Sentant du sang qui coulait de sa blessure, elle se sentit idiote de ne pas avoir pris sa baguette... Quand elle se rappela soudain qu'elle avait tout laissé dans son dortoir, il y avait un mois de ça. En fin de compte, ses affaires étaient plus près qu'elle ne le pensait. En attendant, il fallait qu'elle soigne ses blessures et vite, elle avait beau garder un sourire apaisant, son teitn devenait de plus en plus pâle à chaque minute écoulée. Pour essayer de ne pas trop attirer l'attention sur sa "décomposition", la jeune Indienne demanda d'un ton aimable, d'une voix douce et amicale.

- Et toi, qui es-tu ?
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Ashley Davis
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Mer 5 Mar - 2:30

Pas terrible.
Mon niveau est pas à son meilleur ces temps-ci.
bref :)


    Entre mille et un scénarios cauchemardesques échafaudés dans son esprit, elle n’avait su fermer l’œil, tant le stress de toit ce qui se passait ces derniers temps la rongeaient. Des questions lancinantes n’avaient cessées de la tourmenter, si bien qu’elle ne s’était endormie que très tard. Enfin. Envolée depuis peu dans le somptueux pays des rêves, la jeune femme sommeillait flegmatiquement, se retournant de temps à autres, question de prospecter une position des plus convenables. Une auréole de boucles brunes encadrait son visage pacifique et ensommeillé, et son poing droit reposait délicatement sur son oreiller, tout près d’elle. Les rayons d’une brillance éminente de la pleine lune s’infiltraient commodément au travers des rideaux brodés ornant la petite fenêtre de sa chambre, qu’elle partageait inopportunément avec quelques autres filles de sa maison. Il était rare qu’Ashley parvienne à dormir, il était dans ses habitudes de passer d’innombrables nuits blanches, sans que le sommeil ne s’éprenne de son corps. Elle se retourna sur le ventre, en ronchonnant légèrement, s’éveillant sous les murmures indiscrets des autres filles de sa maison. Entrouvrant l’œil pour une once de seconde, elle put voir distinctement Élaine, Cassandre et Georgia discuter, assise en tailleurs sur le lit de l’une d’elles, au centre d’un amoncellement de couvertures aux couleurs de l’or. La petite pendule près de son lit indiquait trois heures du matin. Bordel, qu’est-ce que ces stupides filles faisaient-elles à causer à une heure pareille? Étaient-elles complètement connes, ou tout simplement insouciante? La belle brune se résigna, en dépit de son appétence pour poursuivre indéfiniment la nuit; elle ouvrit avec lenteur ses grands yeux turquoise, ses cils démesurément longs collant en paquets. Ashley ronchonna une fois de plus, enfouissant son visage parfaitement ciselé dans un large coussin, et dans un soupire des plus démonstratifs, elle se décida enfin à s’asseoir en tailleur au centre de ce monceau de couvertures. D’un geste fluide du poignet, elle décocha un t-shirt à Cassandre, en susurrant un juron, puis elle tira sur la chaînette en or de la lampe de chevet. Une lumière incandescente et claire s’empara de la petite pièce, la jeune femme plissant les yeux, peu habituée à tant d’éclat, puis elle regarda de travers les jeunes femmes qui prenaient leurs aises, en gloussant. En pinçant les lèvres, elle leur cracha amèrement un flot d’insultes, en se levant.

    « Pouvez vous fermer vos p*tains de gueules un moment, juste un foutu moment! Il est Trois heures du matin, vous foutez quoi merde?! »

    Elle retira son haut ajusté, dans lequel elle avait la nette impression d’étouffer. L’air ambiant était saturé d’une chaleur écrasante, en dépit de la vigueur de cette fin d’hiver. Elle poussa un soupire puis se passa une main dans le visage, puis elle revêtit avec hâte un chandail qui lui procurerait une quelconque chaleur, avant de sortir de la chambre, non sans gratifier ses congénères d’un nouveau regard on ne peut plus acide. Ses pas répercutaient dans le silence de tombe dans lequel était plongé le reste du château assoupi. Voulant éviter une éventuelle dispute avec les jeunes filles de sa chambre, elle se décida qu’une balade à l’extérieur du château pourrait édulcorer la tension, mais aussi l’éminente fatigue qui l’habitait. Les flammes des torches qui arboraient les murs des sombres et longs couloirs vacillaient dans une danse élégante & d’une gracieuseté singulière. Sa baguette trônait dans sa main droite, brandie, une légère lumière bleue en émanait. Elle bailla avec une grande discrétion, puis elle continua sa petite flânerie improvisée, sans aucun but très apparent. Et c’est avec une habilité accrue qu’elle déjoua les enseignants qui auraient pu, par un hasard douteux, se trouver dans les couloirs pour sonder les élèves hors de leurs chambres. Il faut dire qu'il n'était pas simple de les contrecarrer. Inévitablement, elle ne passa pas par la porte centrale du château, se qui aurait bien plus aisément attirer les regards sur elle. Enfin, une fois à l’extérieur, elle se dirigea expressément vers le lac aux eaux noires, ou miroitait la forme parfaite de la pleine lune, dans toute sa splendeur. Les quelques vaguelettes qui animent et brouillaient l’eau déformaient de temps à autre la jumelle de la lune coruscante. La brise froide du vent arracha un désagréable frisson à la jeune fille, qui, machinalement, croisa ses bras contre le tissu duveteux du chandail qui lui faisait office de manteau. Au loin, on mouvait. Elle n’était donc pas la seule à gratifier sa présence aux parcs du domaine, car elle pu distinctement discerner Au loin des silhouettes qui bougeaient, à quelques pas de la forêt interdite. Entrevoir à une heure si tardive quelconque silhouette n’avait rien de bien tranquillisant, elle n’en était pas pour le moins du monde rassurée, et c’est pourquoi le regard de la jeune femme tenta d’analyser ce qui pouvait bien se passer. De nature curieuse, lorsqu’elle avait soif de découvrir quoi que ce soit, elle ne régressait devant son appétence d’élucidation que très rarement. Elle s’avança, grugée par cette curiosité et cette anxiété grandissante qui l’habitait. N’importe qui aurait pu se trouver près de la lisière de cette forêt. N’importe qui. Ou presque.

    Le souffle de la brise glaciale venait lui caresser désagréablement le visage, s’incrustant dans sa délicieuse chevelure en bataille, alors qu’elle s’éloignait promptement du rivage, pour s’orienter vers le couple qu’elle voyait au loin. Ce qui semait le doute en son esprit, et le lancinant questionnement qui la tenaillait restait indubitablement, que faisait-ils là à une heure pareille? Plus les silhouettes lui apparaissaient nettement, plus elle pouvait discerner les traits des deux personnes qui se tenaient avec méfiance face à face. Elle put reconnaître deux jeunes, qui sans doute leur était-il attribué le même âge qu’elle, à quelques années près. Le constat qui l’horrifia ne fut pas le fait que la jeune femme aux cheveux lisses et sombres qui lui faisait dos, ou presque, semblait être lacérée de toutes parts, mais le fait qu’il s’avérait qu’elle soit une amie de longue date à elle. Elle saignait, d'après ce qu'elle pouvat voir, et visiblement, elle s'était blessée. Elle ne prit pas le temps de se demander ce qui avait bien pu se passer, son regard inquiets, mais surtout réprobateur passa du grand jeune homme, ma foi joli, qui se dressait près d’elle, à Parvati, pour enfin se poser vers la forêt interdite, peinte à quelques mètres d’eux. Elle se mordilla instinctivement la joue intérieure et porta sa main gauche à sa lèvre inférieure, la coinçant entre le pouce et l’indexe. Lorsqu’elle eut analyser les deux jeunes et la situation suffisamment longtemps pour se faire remarquer et avoir l’air demeurée, elle parla enfin, d’une vois douce et calme, et d’un ton ne trahissant pas vraiment le fruit de ses pensées.


    « Parvati!? Ça va? Qu'est-ce qui a bien pu t'arriver?
    & toi, comme un pauvre idiot, tu restes là à ne rien faire...»


    Commentaire presque perspicace et peu nécessaire. Insulte gratuite. Bravo.
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Simon Carter
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Mer 5 Mar - 3:32

Ce qui étonnait le plus Simon, dans cette nuit glaciale et insoutenable, c'était la jeune fille. Sa peau si écorchée vive, son sang coulant à flot sur sa peau caramel et son teint si pâle aurait retourné un mort de douleur. Même si Simon était un jeune homme fort, il doutait avoir le courage de résister à ses blessures à sa place. Mais que faire ? L’infirmerie n’était pas ouverte à cette heure-ci, et une baguette ne ferait pas l’affaire. Cette jeune fille lui expliqua aimablement pourquoi elle était seule à errer sous une nuit de pleine lune. Ce n’était sûrement pas pour admirer le reflet de la lune dans les eaux sombres et impénétrables du lac noir. Ni pour une ballade champêtre entres les hauts sapins de la forêt interdite, sans risquer plier sous le poids d’un tronc ensorcelé, ou dévoré vivant par une bête inconnue.

C’était une fuyarde, qui était aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs, et peut être trouver le moment où l’école lui manquerait le plus. L’histoire de la jeune fille ne laissa pas Simon indifférent. Elle semblait si libre dans ses choix et dans ses pensées qu’il sentait des ailes pousser dans son dos, et son cœur s’emplir de joies inaccessibles. Elle était un exemple de bonheur à elle-même, et son corps lacéré semblait guérir sous les yeux embrumés du Serdaigle. Il cligna des yeux et retomba sur terre violemment, pris d’un frisson lui rappelant la fraîcheur d’une nuit d’hiver. Le sourire de la jeune lui réchauffa le corps, et il lui rendit volontiers. Quel courage, Parvati. Elle semblait comme un esprit pure, elle était insensible à la douleur, ou du moins son visage ne dessinait aucune contraction révélant sa souffrance. Si cette scène s’était déroulée en plein jour, est-ce qu’un rayon de soleil se serait-il posé sur la jolie tête de la jeune Parvati, pour redorer sa sagesse ? Ou un abîme se serait-elle ouverte sous ses pieds pour la punir de son imprudence et de son envie de percer le mystère des anges ?

Même si elle semblait être en forme, Simon se sentait réellement mal à l’aise. Laisser cette jeune fille presque en lambeaux, les vêtements arrachés comme des vulgaires bouts de chiffons en devenait insupportable. Mais que pouvait-il faire ? Il s’éclaircit la voix, et essaya tant bien que mal de ne pas exprimer son mal être. Il dit d’une voix douce et compréhensive.

- Quelle belle histoire. Moi c’est Simon Carter, je suis à Serdaigle. Je comprends que Poudlard te manque, c’est un peu une seconde maison pour beaucoup d’élèves.


Il acquiesça d’un signe de tête, puis interpellé par une ombre posé non loin d’eux en amont, il détourna son regard des yeux pétillants de Parvati. Une silhouette immobile les observait. Les battements de son cœur se mirent à danser sur une cadence rapide, cette personne était peut être un professeur qui les avaient suivis. Et comment anticiper la réaction de la personne ? Les élèves étaient confrontés à de nouveaux professeurs inconnus. Allaient-ils finir à la merci d’Ombrage ou juste une aide charitable pour guérir Parvati. Il prît l’épaule de Parvati et il tourna la jeune fille vers la source de son angoisse. Ses yeux s’écarquillèrent, et la fraîcheur de l’extérieur lui était insensible. Cette soirée allait-elle s’écourter ? Puis sans attente, une voix fit face au souffle du vent. Cassante et glaciale comme la nuit.

« Parvati!? Ça va? Qu'est-ce qui a bien pu t'arriver?
& toi, comme un pauvre idiot, tu restes là à ne rien faire...»


Par chance, cette personne était proche de Parvati. Mais les paroles suivantes étaient si sanglantes qu’il en fut blessé. Il n’était pas moins sensible de la santé de Parvati, il cherchait seulement un moyen d’être réellement efficace. Une boule se forma dans son ventre, il n’aimait pas faire face à quelqu’un au comportement particulièrement agressif. Mais le froid de l’hiver aurait permis à l’homme le plus faible d’oxygéner ses veines d’un sang neuf. Simon qui s’apprêtait à répliquer d’une manière aussi tranchante se tût, et retira son sweet. Il ordonna à Parvati de l’enfiler avec un sourire. Du coin du regard il observait son amie, dont le visage n’était pas visible. Il baissa la tête vers la jeune fille et afficha un sourire réconfortant. Simon espérait que la chaleur de son pull améliorerait dans un premier temps son étât. Ensuite, il pourrait s’atteler à alléger ses souffrances. Son mal aise reprit le dessus. Il était maintenant face à deux personnes, et il se sentit très vite de trop.
Qu’allait-il faire ?
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Parvati Patil
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Mer 5 Mar - 13:09

La fraîcheur du vent aurait réussi à faire claquer des dents les moins frileux, mais même si la jeune Indienne venait d'un pays chauf, elle se faisait rapidement à la température du pays. Ayant vu pire en France, elle essayait surtout de ne pas trop penser à ses blessures, superficielles, certes, mais douloureuses. Malgré le mal qui la tenaillait, la Gryffondor tenait bon et semblait se guérir, lorsque ses yeux sombres se posaient sur le jeune homme. Touchée que celui-ci la regarde ainsi, elle détourna le regard un bref instant, se sentant rosir, puis reposa son regard sur le garçon, lorsqu'elle estima qu'elle avait reprit une teinte de peau normale. Cependant, sa peau restait un peu plus pâle que d'habitude et sa tête commençait à tourner. Posant son coude droit sur son genou, elle apposa sa tempe droite dans la paume de sa main et se concentra sur les lèvres du jeune inconnu. Inconnu ? Pas pour longtemps, puisqu'il se présenta. Souriant encore plus à son nom, elle fit glisser son coude de son genou par innatention et se redressa de justesse. Lorsque sa main toucha brusquement le sol, la jeune fille entendit un bruit sourd, provenant de sa tête. Les maux de tête amplifiait, mais ne souhaitant pas attirer les regards sur sa pitoyable apparence, elle fit comme si de rien était et secoua un peu sa tête. Elle adressa alors au jeune homme un sourire éclatant et lui répndit, pleine de joie.

- Enchantée de te connaître Simon !

Que dire d'autre ? Ce garçon était si mignon, si chaleureux aux premiers abords. Etait-elle ENCORE en train de tomber sous le charme d'un de ses camarades ? A cette pensée, elle souria. L'endroit idéal ; dans un parc, tout près du lac où se reflétait la pleine lune dans toute sa splendeur et le bruissement des feuilles de la Forêt Interdite. Le lieu était naturel, recouvert d'herbe, la vue magnifique et la musique douce. Mais la plus belle vue restait, sans en douter, Simon lui-même. Comment ne pas craquer en présence d'un sourire comme le sien, d'un air si douloureux, alors qu'elle-même semblait ne ressentir aucune douleur ? "Encore et toujours amoureuse", songea-t-elle d'un air répréhensif. Elle avait aimé tant de garçon, et à chaque fois, elle avait eu l'impression d'être tombée sur la perle rare, celui qui devait lui être destiné. Une bonne demi-douzaine avait été ses petits amis, mais presque toujours ses rencontres restaient malheureuses. Idées suicidaires, noires, lugubres, elle s'en était tirée et à présent n'était plus cette fille aux idées macabres qui donnaient froid dans le dos. Il y avait eu les larmes, qui elles aussi avaient contribuées à lui faire se trouver un nouveau petit ami. En fin de compte, elle avait été une pleurnicheuse qui amadouait ses princes à chaque fois. Cette pensée l'écoeura et elle se souvint tout de même de trois exceptions. Deux Serpentard et un Poufsouffle. Les trois auquels elle avait le plus tenu, au delà des apparences. Peut-être valait-il mieux qu'elle soit djà amie avec Simon et ensuite, si les sentiments suivaient le cours, elle serait enfin prête à vivre une relation stable. En revenant de ses songes lointains, elle ouvrit ses yeux, laissés clos pendant quelques secondes qui lui avaient parues une éternité. La jeune Gryffondor entendit alors une chouette hululer et se mit à sourire encore plus intensément. Prise par la gaieté de cette situation, elle fut tenter de prendre la main de Simon, assis en face d'elle et de l'emmener voir où était cette chouette. Idée stupide pour se cacher des regards et être tranquilles ? Même pas ! Pendant quelques mois, elle s'était aperçue qu'elle n'était pas toujours -comme l'auraient dit les Médicomages- très saine d'esprit. Le simple fait d'enfin voir une chouette la rendait curieuse. Certes, moins curieuse que d'entendre les derniers potins de Poudlards, mais curieuse quand même. Après tout, la vie regorgait de secrets qu'il fallait à tout prix perser, afin de ne pas avoir récu sans rien connaître. La vie était trop courte.

A l'instant où elle voulut attraper la main de Simon, celui-ci parut inquiet. Interloquée, la jeune fille le regarda, arquant les sourcils. Avanat qu'elle est eu le temps de demander le pourquoi de son comportement, le jeune homme posa sa main sur son épaule et la fit pivoter. Au contact de sa main sur son épaule, le coeur de la jeune Gryffondor commença à battre la chamade. Celui-ci ne pouvant rien aprcevoir, inquiet par la situation, ne sembla pas remarquer que la jeune fille avait porté sa main droite à son coeur, comme pour le calmer. Se remettant de ses émotions -un peu trop rapidement à son goût- elle releva la tête et vit au loin une silhouette inquiétante. Elle commença à se redresser, malheureusement, son équilibre devenu mauvais, elle vacilla quelque peu, mais se rattrappa délicatement au bras de Simon, se relevant, souhaitant faire face à la situation. S'il s'agissait d'un professeur -où même de quelqu'un d'autre-, elle ne souhaitait que l'on la retrouve dans un tel étatt de faiblesse. Lorsque la silhouette s'avança, elle ne distingua que sa taille, assez rapidement et analysa le peu qu'elle voyait. Une femme à sa démarche, de la taille du professeur de Potions à peu près, mais beaucoup plus fine. Dans sa conclusion rapide, elle exclut immédiatement les professeurs... Puis songea à l'une d'entre elle : le professeur Trealawney était de cette taille, et apparemment, la personne portait un vêtement bien chaud, semblable à ceux que portait le professeur de Divination. Debout à côté de Simon, elle faisait bien plus jeune que son âge, même si elle avait grandit de trois centimètres en deux mois. D'à peine un peu plus d'un mètre cinquante, elle se sentait petit à côté du jeune homme, mais encore plus, face à la personne qui arrivait dans leur direction. Soudain, Parvati eut un sursaut et elle reconnut en une seconde la jeune fille en face des deux jeunes gens. Ce n'était certainement pas un professeur, mais, au son de sa voix, anxieuse par l'état de santé de son amie, elle reconnut...

- Ashley !

Oubliant sa douleur, elle s'élança vers la jeune Poufsouffle, son amie depuis plus de deux ans, qu'elle ne voyait que par lapse de temps. Sa basket s'appuya sur la pelouse mouillée... Et elle dérappa et tomba. Situation humiliante, mais encore plus -si possible-, puisqu'elle avait atterit aux pieds de Simon ! Si elle avait eu quelques mois de moins, elle se serait relevée, honteuse et se serait peut-être même cachée derrière un arbre. Mais elle était maintenant beaucoup plus mûre et se mit à rire de cette situation humiliante. Elle se redressa -ou bien fut redressée, elle ne savait pas vraiment- et observa Ashley. Cette dernière n'avait pas changée, si l'on retirait ses cernes qui servaient se décoration à ses yeux. L'ambiance, cependant était tendue. Le pauvre Simon ne savait pas quoi faire par rapport aux blessures de Parvati et Ashley s'était toujours souciée du bien-être de son amie. Attendant que celle-ci se soit approchée, elle la prit dans ses bras, ne pouvant avancer et retint une grimace ; en bougeant ses bras elle avait fait circuler son sang, qui avait raviver ses blessures au niveau de ses bras. Son étreinte se dessera et elle enfila le sweet que lui tendit aimablement Simon. Lui rendant son sourire, elle posa sa main sur sa blessure la plus vive et la plus sanglante, de manière à ne pas tâcher le vêtement que lui tendait Simon. Sa main, devenue rougeâtre, elle grimaça. N'ayant pas été très maligne, elle ne pouvait plus se servir de sa main droite à présent, et en plus, elle ne pouvait pas enfiler le vêtement de Simon, sans risquer de le tâcher de sang. Refusant tristement le haut, elle préféra présenter les deux jeunes, qui semblaient tout deux assez frustrés l'un envers l'autre. Elle les présenta donc avec animosité et en leur souriant à tous les deux, bien que des "pailettes", commençaient à brouiller sa vue.

- Ashley, je te présente Simon. Ne lui en veut pas, nous n'avons pas de baguette pour faire disparaître ces horreurs. Elle désigna ses blessures béantes. Et Simon, voici Ashley, une super amie depuis près de deux ans maintenant, on se voit de moins en moins, même si on se promet à chaque fois d'être présente l'une pour l'autre.

Elle esquissa un petit sourire, cette fois, on pouvait tout de même déceler la tristesse que la jeune Indienne ressentait sans son amie. A cet instant, les images se brouillèrent et elle se frotta machinalement les yeux, même si celà n'arrangea rien. Voyant à présent fliu, elle n'inquiéta pas les deux autres qui se jogeaient certainement du regard.
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Ashley Davis
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Jeu 6 Mar - 5:57

    Même la brise d’une fraîcheur éminente qui ne faisait que souffler avec plus de vigueur n’était pas aussi glaciale que le ton qu’avait adopté la jeune femme pour s’adresser de façon cinglante au Serdaigle. Elle n’avait pas coutume de se montrer sous une facette des plus perfides, mais sous l’emprise d’une nervosité accrue face à sa jadis meilleure amie dans un état on ne peut plus déplorable, prendre le contrôle de ses émotions lui fut tâche ardue, pour ne pas dire impossible. Il faut dire que cette jeune fille avait le don de se laisser circonvenir par le fruit de ses émotions, sans jamais daigner rester impassible et inatteignable par ce qu’elle puis vivre. C’était le genre d’attitude qu’on puis aisément juger de déplorable ou encore de répréhensible, mais Ashley avait toujours été de cette façon et rien ne pouvait la changer, ça va de soi. Somme toute, un sentiment gênant de culpabilité s’éprit d’elle, sitôt cette réplique cynique fut-elle prononcée. Ce jeune homme, qu’elle ne connaissait point, n’avait aucunement mérité une telle attitude, d’autant plus qu’il devait être tout aussi bredouille d’aide quelconque qu’elle face à cette situation. Pourtant, ce sentiment d’intense culpabilité s’évapora aussi vite qu’il avait prit place en elle quand elle reposa ses grands yeux verts peints d’inquiétude sur Parvati, tant la vue de ses blessures sanguinolentes lui retournèrent l’estomac. Sa sensibilité, déjà aiguisée, atteignait des sommets inimaginables lorsqu’elle était soumise à la vue du sang ; cette viscosité lui imposait d’insupportables nausées. Elle en eu d’ailleurs un haut le cœur, avant de détourner le regard. & Parvati s’adressa enfin à elle, sans cacher la surprise qui l’habitait.

    « Ashley !»

    & Parvati se retourna dans sa direction, et celle-ci sembla placer un nom sur sa voix instantanément, elle se retourna vers elle, l’ombre d’un sourire se peignant sur ses lèvres. La jolie Indienne s’élança l’instant d’après vers elle, ses traits habituellement doux et délicats se contractant sous l’effet de la douleur qu’elle tentait de dissimuler derrière un masque. Son élan vers sa meilleure amie fut subitement arrêté alors qu’elle perdit pied et effectua une chute monumentale, son pied droit glissant sur l’herbe humide. Elle s’écroula sur le sol, face contre terre, au pied du joli jeune homme qui leur offrait sa compagnie, ce qui arracha un cri étouffé à Ashley, d’autant plus soucieuse que sa meilleure amie se blesse plus qu’elle ne le fût déjà. Mais ce qui fut le comble de son étonnement fut quand le corps de Parvati fut secouer par un adorable éclat de rire. Devant l’attitude aisée que prit la Rouge & Or devant l’intimidante situation que c’aurait pu être, Ashley rigola légèrement, tentant un mouvement dans la direction de la jolie jeune femme, en quête de lui offrir une aide quelconque pour la relever. Mais celle-ci y parvint sans une once de difficulté et entre deux éclats de rires qui se faisaient à présent plus discrets, elle fut sur pied. Ashley se tut, regardant Simon, sans proférer le moindre mot, tant la situation devenait tendue. Parvati s’approcha enfin d’elle, comme pour mettre un terme à cette incommodante situation, puis elle l’enveloppa chaleureusement des ses bras hâlés, mais cette prompte étreinte lui arracha une grimace, sous l’effet de ses blessures ravivées par les mouvements trop rapidement exécutés. Puis se fut Parvati qui prit l’initiative de faire les présentations entre les deux jeunes qui ne se connaissaient pas, & qui par le même moment, se dévisageaient toujours, encore ébranlés par les premières impressions un peu fâcheuses. Elle se mit à analyser ses ongles, aidée par la lueur du clair de lune.

    « Ashley, je te présente Simon. Ne lui en veut pas, nous n'avons pas de baguette pour faire disparaître ces horreurs. Et Simon, voici Ashley, une super amie depuis près de deux ans maintenant, on se voit de moins en moins, même si on se promet à chaque fois d'être présente l'une pour l'autre.»

    Elle considérait toujours du regard ses ongles; réalisant que le majeur était déjà légèrement écaillé, à son grand désarroi. Elle soupira devant cette minime imperfection, et leva ses yeux émeraude, sans ciller, comme découragée. Elle regrettait amèrement d’avoir daigné sortir en cette nuit froide, se disant qu’elle aurait été bien mieux dans son lit, à dormir; chose que toutes personnes normales faisaient en ce moment même. Elle leva les yeux vers le dénommé Simon, puis elle l’observa pendant un long moment… Détailler ce jeune homme de la tête aux pieds, et des pieds à la tête ne la gênait aucunement, même qu'elle y prenait un certain plaisir. Elle savait que fixer avec insistance quelqu'un était vigoureusement intimidant; elle adorait ça. Elle ne se rappelait pas l’avoir déjà vue, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle ne voyait pas pourquoi se montrer agréable avec lui aurait pu être une nécessité envisageable. Remarquant le regard insistant de Parvati rivé sur elle, la jeune femme haussa indifféremment les épaules. Ce qui était d’une importance capitale pour le moment, c’était aider Parvati, même si celle-ci ne les importunait pas avec les blessures qui lui avaient été infligées à peine plus tôt. Elle fut peinée de réaliser une fois de plus à quel point les promesses qu’elle et Parvati s’étaient faites n’avaient pas tenu le coup, et qu’une fois de plus, elle s’étaient toutes deux perdues de vue. & de nouveau la culpabilité la rongea, alors qu’elle regarda Simon dans les yeux, lui adressant un pâle sourire, en guise d’excuses à l’attitude adoptée précédemment. Croisant les bras sur sa poitrine, ne sachant ni que faire, ni que dire, elle regarda ses pieds, soudainement on ne peut plus mal à l’aise. Elle ne se sentait pas à sa place & ne savait que faire pour aider sa meilleure amie. Elle opta pour l’option la plus banale ; s’adresser à Simon.

    « Simon. Ravie de faire ta rencontre. Désolée pour tout à l’heure. Je me faisais du souci pour Parvati. J'ai sauté aux conclusions, un peu vite. »

    Rien de mieux à dire? Non. & rien de mieux à faire, apparemment. Toujours la même. Ridiculement inutile lors de situation pareille.
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Simon Carter
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Dim 16 Mar - 17:02

Le quiproquo réglé, et les ardeurs apaisées, Simon décrocha un demi sourire pour faire entendre que le message d’Ashley était passé. Apparemment elle était confuse et reconnaissait avoir jugé sans essayer de comprendre. La santé pittoresque de Parvati le préoccupait, il fallait qu’elle soit soignée pour ne pas finir sa soirée sous un drap blanc. Le jeune homme prît la parole et s’adressa à l’indienne.


« Écoute, je vais essayer de rejoindre le château discrètement et récupérer ma baguette. Attendez-moi. »


Il remit son sweet-shirt que Parvati daigna porter puis il rejoignit à petits foulées l‘école. Simon grimpa les marches de dalles et poussa de toutes ses forces la porte massive qui émit un grincement sourd. Il referma derrière lui puis à pas de loups il s’aventura à grimper le grand escalier vers la tour des Serdaigle. Chaque étage était interminable à grimper, et l’adrénaline était au rendez-vous. Il serait plus dur d’échapper à Dolorès Ombrage qu’à Rusard. Le souffle court, il parvint à sa destination. Passé l’énigme de la porte il attrapa sa baguette qui avait roulé sous un sofa. A présent, il fallait rebrousser chemin. Des centaines et des centaines de marches qu’il dévalait jusqu’à ne plus les discerner. Après Parvati, c’était sûrement lui qui allait mourir de fatigue. Il traversa le hall de marbre en jetant un coup d’œil machinal vers les sabliers, puis soudain il sentit qu’on lui prît l’épaule à pleine main.


Sa respiration s’arrêta d’un coup, prît de stupeur. Il se retourna mais l’inconnu lui donna une pression sur le crâne avec sa baguette, puis il perdit connaissance. Sûrement un sort inconnu, destiné à attraper les fuyards. Simon se réveilla peut être dix minutes après dans une salle close. Apparemment un bureau vide. Il sentait qu’il lui était impossible de bouger, son corps étant aussi mou qu’un mollusque. Un sort de Jambencoton ? Il n’en savait rien. Qui était cette personne qui l’avait attrapé ? Tant de questions qui lui provoquait un mal de tête aussi assommant qu‘une enclume. Ce n’était pas possible, on ne voyait ça que dans les films, on ne peut pas se faire enlever et séquestré ! Simon scruta la pièce dans la pénombre, une petite lampe à pétrole posée sur le sol en bois, des étagères vidées autour, un bureau recouvert de poussières. La lune ne brillait pas à travers l’unique fenêtre.


Puis la porte s’ouvrit, et la silhouette d’une jeune fille se dessinait par la lumière avalant la pièce. Simon plissa les yeux et se protégea avec son avant-bras. Était-ce cette personne qui avait enfermé le Serdaigle ? L’inconnue accoura vers lui et s’agenouilla à ses pieds puis se colla sur son torse. Surpris il n’osait rien faire, son cœur menaçant de lâcher à n’importe quel moment. Il sentit le parfum sucré de la personne semblant être une élève de l’école, déversant un flot de larmes sur lui. Ses sanglots furent étouffés par sa voix douce :


« Désolé, mais il le fallait…Tu m’ignores depuis trop longtemps je…Je n’ai pas pu m’empêcher… »


Que fallait-il y comprendre ? Il n’eut le temps de le demander que des lèvres se posèrent sur les siennes qui déposa un baiser langoureux. Il allait imploser. Le baiser fut abrégé par l’élève qui se leva et partit en courant, laissant Simon au dépourvu. Ses jambes reprirent leur force et leur vigueur immédiatement, et il en profita pour se relever et s’enfuir. Il put se rendre compte qu’il était dans une pièce secrète située au quatrième étage, près de la bibliothèque. Cette soirée était riche en émotions, et certainement côté cœur.


[N'hésitez pas à faire avancer l'histoire ^^ Rappelez vous de mon poste sur les longs posts ! ]
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MessageSujet: Re: le bruissement |Parvati _ Ashley .&|   Aujourd'hui à 18:43

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